NATIONALITE, DROIT DE VOTE DES RESIDENTS ETRANGERS
20F 7° année -N°38 - MARS -AVRIL 1999
Le numéro 4 (hiver 98-99) de L.I.A .News fait le point sur les projets en cours dans le cadre de l'initiative L.I.A. (Local Integration/partnerschip Action) financée par la Commission européenne et résultat d'un partenariat entre 3 réseau européens de ville : Elaine, Eurocities et Quartiers en crise.
C'est notamment dans le cadre du réseau Eurocities que se
mènent des projets de promotion de la citoyenneté des étrangers
dans plusieurs villes.
ESPAGNE
Barcelone
Création fin 97 d'un Conseil municipal de l'Immigration, à mission consultative. Présidé par le maire, le Conseil est composé de représentants des associations de migrants (15 à l'origine) et de conseillers de la ville. Ses fonctions sont de promouvoir une citoyenneté sans restrictions pour les migrants, de lutter contre le racisme ainsi que les discriminations sociales et institutionnelles, de faciliter la reconnaissance de la nature multiculturelle de la ville.
Madrid
Le projet d'intégration participative de la population migrante vivant dans le centre de la ville s'est traduit par une enquête sur les besoins en 1997 puis la mise en place de 3 groupes de travail composés de représentants de la municipalité et d'associations, visant à favoriser la participation ou l'intégration des immigrants.
Un service de 12 médiateurs sociaux d'origine marocaine, latino-américaine, d'Afrique sub-saharienne, chinois et espagnole, a été mis sur pied.
Italie : Bologne
La ville projette de promouvoir la participation des citoyens non ressortissants de l'U.E. à la gestion de l'Instituzione dei Servizi per l'Immigrazione (ISI) par la création d'un Forum consultatif des associations. Elle envisage également l'élection de représentants au sein du Conseil municipal, en consultation avec des groupes et des citoyens non ressortissants de l'U.E..
Portugal : Lisbonne
Avec l'association du Cap Vert et la Chambre du Brésil qui
représentent les 2 communautés disposant du droit de vote
et d'éligibilité en vertu de la loi de réciprocité,
la municipalité s'est efforcée d'améliorer la participation
des minorités ethniques et de faciliter le recensement des électeurs
: unités mobiles dans les quartiers où vivent la plupart
des immigrés, dépliants et articles dans les journaux.
PAYS-BAS : Rotterdam
Mise en oeuvre par une ONG régionale de migrants, Stimulans, le projet avait pour objectif d'augmenter le taux de participation et d'accroître le nombre de candidats aux élections locales de mars 98 parmi les électeurs migrants du quartier de Feijenoord.
Les activités suivantes ont été mises au point : café politique ; réunions d'information et de discussion en collaboration avec les organisations locales d'immigrés et les candidats immigrés ; émissions radiophoniques en 6 langues sur les élections ; interviews et messages dans les journaux locaux ; réalisation et distribution d'affiches en faveur des candidats immigrés ; octroi d'un espace suffisant pour les candidats immigrés dans les dépliants de la campagne électorale ; octroi d'un petit budget pour l'organisation de réunions sur les procédures de vote ; événement musical un jour de marché mettant l'accent sur les élections.
34 candidats immigrés, 25 hommes, 9 femmes, issus de 6 origines ethniques différentes, ont été présentés par 7 partis à Feijenoord. La participation électorale qui reste faible a augmenté chez les Turcs et les Marocains. Onze, contre 7 en 1994, des 25 membres du Conseil municipal élus à Feijenoord appartiennent à la communauté immigrée, 4 de ces 11 membres (7 hommes et 4 femmes) ont été élus par vote préférentiel. Le vote préférentiel permet aux Pays-Bas de faire élire dans un scrutin par liste des personnes relativement mal placées sur la liste
Lettre de la Citoyenneté n°38 : SOMMAIRE
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