![]()
3€ 11° année - n° 62 - MARS - AVRIL 2003
Même si les médias, à juste titre occupés par le risque de guerre et les difficultés sociales et économiques, en parlent peu, ce qui se passe à Bruxelles dans et autour de la Convention pour l'avenir de l'Europe est extrêmement important.
Soit cette convention aboutit sur des propositions puis des décisions claires et ouvertes en matière de fonctionnement démocratique de l'Union et une nouvelle dynamique avec l'implication d'un maximum de résidents se met en place, soit les pouvoirs gouvernementaux et technocratiques se renforcent et le grand marché commun européen continuera avec sa logique purement commerciale sans l'adhésion des citoyens concernés.
La Convention pour l'avenir de l'Europe a été l'occasion pour les militants des droits politiques des étrangers, de faire avancer de façon substantielle les idées. L'information sur les "absents" de la démocratie européenne est passée au niveau d'un certain nombre des responsables politiques comme jamais auparavant. La question des droits des résidents des pays tiers ne peut plus être ignorée. Plusieurs organisations non gouvernementales en ont fait une de leurs priorités et se mobilisent (voir ci-contre). La Lettre de la Citoyenneté n'y est pas pour rien et se félicite de la meilleure prise en compte d'une question qui fait sa raison d'être. Elle apportera sa contribution aux actions en cours.
Il ne reste que quelques mois pour que les idées
mises en avant progressent dans la tête des futurs décideurs.
Chaque organisation, chaque parti, chaque militant, doit dans son pays
informer et questionner sur le sujet élus, représentants,
fonctionnaires européens... et contribuer ainsi au succès
de l'intégration dans l'Europe de demain de ses résidents
étrangers