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"Kaze no Kamisan Kaze Okure" : (Que souffle le Dieu du vent) Il est 10 heures : Je prononce au micro cette phrase en japonais, préparé par Masumi Honda-san, mon professeur de japonais ;-)). Le festival de Yokaïchi commence. |
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Akira Nakamura-san est le chef de l'équipe du vol du grand Yokaïchi Oodako. Avec son haut-parleur, Il dirige et synchronise les opérations de montage du Oodako, puis la procédure minutieuse de l'envol, enfin le vol. Il prévient le public des dangers encourus à s'approcher trop près : "Si le Oodako risque de vous tomber dessus, allongez-vous au sol !". Au premier essai, un des membres de l'équipe "passera en dessous" du Oodako. |
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Le bridage est soigneusement déroulé au milieu d'une meute de reporter-photographes impressionnante. Le bridage est de style "Edo" avec un point de bridage situé à environ 1/5 de la hauteur et est composé d'une cinquantaine de brides d'une longueur d'environ 50m. |
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Le cintrage est terminé. Le public se masse le long de la corde de retenue : plus près, toujours plus près. Nous sommes dans le lit de la rivière. Certains galets sont énormes : il sera difficile de courir pour tirer sur la corde, .... ou pour échapper au Oodako menaçant d'atterrir. |
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Kiyoshi Onishi-san est l'ancien respecté de l'équipe du grand Yokaïchi Oodako. C'est lui qui détient le secret du bridage du Oodako : il n'y a pas de réglage, ni d'essai, ni de vol d'entrainement. Ce nouveau Oodako n'a jamais volé, et il va voler grace à son bridage optimisé. Avec son tambour, Il donnera le signal pour tirer sur la corde à l'équipe de tirage, puis accélérera le rythme pour accompagner leur course effrénée sur les galets. |
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Il faut attendre, à l'ombre de préférence. Le vent est très faible : 0,5 à 1 Beaufort, changeant en direction. L'atmosphère est lourde, l'air est étouffant. |
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Le vent tourne : il faut porter les 700 kg du Oodako. |
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Un petit peu de vent. La minutieuse procédure de relèvement du Oodako est en cours : 700 kg, fait de 360 feuilles de papier de dimension 1 tatami (1 tatami mesure 90cm x 60cm), 13m de haut, 12 m de large. Les perches en bambou utilisées pour relever le Oodako sont blanches, car elles sont ligaturées. |
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C'est parti pour un vol de 2 minutes. C'est aussi le signal de fin du festival, il est 15h30. |